lundi 3 mars 2014

LES DEUX PETITS HERISSONS



LES DEUX PETITS HERISSONS



Au milieu des près
Le poirier lépreux reste fige
Par une méduse invisible

Le parterre d’herbe applaudit
Les marguerites curieuses se dressent
Fièrent, sous leurs chapeaux à plumes

Et la feuille d’automne
Surf au souffle  d’aquilon.

Dans les champs de labour,
Entre deux sillons
Deux petits hérissons s’en vont dodelinant
Tricoter des rêves à l’ombre du firmament

Noue arrêtons-nous ici ?
Ou peut-être la.

L’éclat de lune dans leurs yeux dociles
 S’éteint soudain d un battement de cils
Ils s’enroulent dans un lit de feuilles
Velours de souris, effluve de rivière
Chaleur d’épi, éclats de bruyères
Ils rêvent, ils rêvent encore
Bercés par l’astre d’or.

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