
Au milieu des près
Le poirier lépreux reste fige
Par une méduse invisible
Le parterre d’herbe applaudit
Les marguerites curieuses se dressent
Fièrent, sous leurs chapeaux à plumes
Et la feuille d’automne
Surf au souffle d’aquilon.
Dans les champs de labour,
Entre deux sillons
Deux petits hérissons s’en vont
dodelinant
Tricoter des rêves à l’ombre du
firmament
Noue arrêtons-nous ici ?
Ou peut-être la.
L’éclat de lune dans leurs yeux dociles
S’éteint
soudain d un battement de cils
Ils s’enroulent dans un lit de feuilles
Velours de souris, effluve de rivière
Chaleur d’épi, éclats de bruyères
Ils rêvent, ils rêvent encore
Bercés par l’astre d’or.
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