Près des labours de novembre
Quand la terre est une mer
d’ambre
Les chants des oiseaux
chutent
En flocons légers
Sur les jardins
Et les groseilles
gelées ;
Colliers de perles jettes
Par l’été éconduit
Au loin les troupeaux de
sapins noirs
Suivent le sentier des loups
Pour fuir l’araignée blanche
Descendue des pôles
Et mon coeur charrie des
banquises
Dans des coulées de lave
Le sang glace dans les
artères de métal
…. Seuls mes pas dans la
neige
Me rappellent que j’existe
encore
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