lundi 3 mars 2014

CHAT ERRANT




Son pelage sauvage raconte
Le vieux chêne, le foin engrangé
Les chaudes tuiles rouges
Et la poussière de la terre
Ses yeux agathes balayent des murs gris
Et les oiseaux sans cœur rient de haut


Il s’étend sur le trottoir noir
Imite la peau séchée du cadavre
Quitte ses pattes un instant
Qu’il range a ses cotes

La faim dessine sur son ventre

Un effondrement de route

… et ses yeux aiment l homme qui passe.

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