LE CHAT
Le chat mi-plante
mi-bête
Savoure
l’immobilité des grands arbres
Dans sa
photosynthèse du bonheur
Le bonheur de
vivre est immobile
Il ne sait pas
qu’il est chat
Sans raison, il
est vague, clapotis de la vie
Et sommeil de
rocher
Mais il sait
qu’ici
Il mange chaud
sous la dent
Là-bas des oiseaux
d’air toujours s’envolent
Il voyage d’ici à
Là-bas souvent
Ici se termine
près du fourneau
Là-bas commence
vers l’oiseau
Pourquoi l’éclipse
des astres noirs
Voile t’elle tes
deux soleils d’améthyste
Pendant la saison
d’un jour
baudelaire.030171@free.fr
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